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Instant Unik

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Albéric de Bideran

Après avoir travaillé huit ans auprès de Denis Mollat, puis quinze ans chez Alice, Albéric de Bideran a choisi, ou n’a pas choisi, de voguer solo. Il a créé une autoentreprise, pour imaginer des événements comme cette première au Grand-Théâtre, et faire l’agent littéraire (notamment de Philippe Dessertine et Francis Ayliès). Ce fou de littérature – « le fou est la pièce principale sur l’échiquier », rappelle Amélie Nothomb -, nourrit sa passion avec des rencontres, souvent autour de sa table et des tartes aux pommes d’Arlette. Avec son association, De la plume à la toile, et la complicité de son neveu Hervé, il organise depuis deux ans des transversales littérature et cinéma à Monflanquin (47). Le principe va sans doute être rapporté à Bordeaux. Tout dépendra des affinités électives qui le mobiliseront, comme l’ont déjà fait ces convergences avec Christophe de la Chaise et le Ceca, ses balades à cheval avec Marc Dugain, ces longues discussions avec Patrick Poivre d’Arvor qu’il reçoit dans sa maison au bord de la mer sur le Bassin, ses amitiés avec Vincent Engel, Delphine de Vigan, Anne Carrière et son fils Stephen, Claude Durand ou même Stephen Sweig.

 

Le libraire métamorphosé

 

Oui, parce que ce Périgourdin pétri de littérature entretient avec les personnages de romans, les auteurs disparus et les vivants, les mêmes relations qui tiennent du charnel et de l’intuitif. Lancez-le sur ce qu’est un livre. Il vous parlera encore de rencontres. L’auteur et son éditeur (avec l’exemple remarquable de Danielle Boesplflug, la « magicienne » d’Albin Michel), puis l’aventure du livre et de son public. Des auteurs, il en a fait venir des dizaines à Bordeaux, durant sa vie de libraire. Comme il a vendu avec la foi du charbonnier les livres qu’il a aimés. S’il lit des romans dans la clarté solitaire de son salon – les enfants peuvent courir, et Wagner tonitruer, il n’entend rien -, il lui faut ensuite, avant, après absolument « tentaculer » sa lecture, partager des sensations, et surtout transmettre, faire passer cette fulgurante confusion des sentiments. La prochaine transversale au Grand-Théâtre sera probablement accompagnée d’Éric Emmanuel Schmitt.

Isabelle de Montvert-Chaussy

Albéric de Bidéran, accompagné d’Amélie Nothomb et Laurent Croizier (Directeur adjoint du développement et de la communication de l’Opéra National de Bordeaux)

 

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